Le webinaire de l’AVITEM dédié à l’innovation sur l’énergie en Méditerranée - AVRIL 2021.

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Le webinaire de l’AVITEM dédié à l’innovation sur l’énergie en Méditerranée s’est tenu le jeudi 29 avril 2021.

Pour la circonstance, les partenaires de l’AVITEM s’étaient donné rendez-vous afin d’explorer les nombreuses pistes qui peuvent permettre de concilier les savoirs traditionnels avec le recours aux solutions innovantes, nombreuses sur le territoire de la région méditerranéenne.

Pour rappel, en voici l’agenda en suivant ce lien.

Avant de vous en fournir le contenu exhaustif, nous vous en proposons une très rapide synthèse ci-dessous, en mettant en exergue les principales idées. Le recours à la synthèse graphique de notre jeune et talentueuse dessinatrice propose également une lecture des échanges de cette matinée fructueuse. Vous pouvez retrouver cette synthèse graphique en plein écran, c'est par ici.

 

L’Ambassadeur Philippe Meunier, Directeur général de l’AVITEM, a ouvert la matinée par un mot d’accueil et une introduction qui a rappelé que, face aux défis communs, il était essentiel de continuer à travailler ensemble pour construire des territoires urbains durables, ce que la qualité des réseaux mobilisés donnait à penser.

 

Les représentant.es de l’Institut National de l’Énergie Solaire (INES), du Cluster de l’Énergie Solaire Algérien et de l’association EnvirobatBDM ont fait part de leurs savoirs et ont convergé, lors de la première session dédiée à l’expertise internationale et méditerranéenne, sur l’idée que la coopération, le travail en réseaux et l’association entre les savoirs traditionnels et l’innovation sont autant de pistes qui devront être suivies afin d’atténuer la distribution naturellement inégalitaire entre les deux rives et de réduire l’isolement et/ou le déficit énergétique de certains territoires en Méditerranée. La question de la construction et de l’habitat comme vecteur d’autonomie énergétique a également été explorée.

 

La seconde session a donné la parole à des acteurs territoriaux qui ont présenté les réalités du terrain, que ce soit en zone saharienne, en territoires urbains ou insulaires. Par ailleurs, il s’agissait aussi de comparer ces différents contextes géographiques en vue d’identifier des différences et des points communs en ce qui concerne leurs caractéristiques territoriales et leur manière de gérer la ressource énergétique. Nous avons ainsi pu apprendre beaucoup sur la situation énergétique d’une éco-cité saharienne, et sur sa gestion des sources d’énergies disponibles. Le lien avec les territoires insulaires se fait logiquement par le critère de l’isolement, qu’il s’agisse de territoires oasiens ou insulaires le contexte géographique de ces territoires les poussent vers l’autonomie et l’autosuffisance. L’agence d‘aménagement durable d’Urbanisme et d’Énergie de la Corse nous a ainsi livré sa vision et sa stratégie en ce qui concerne la gestion énergétique de l’île. Du côté des territoires urbains, l’étude de cas de la ville de Batna nous a donné à voir l’importance de valoriser les savoirs actuels tirés des expériences passées. 

 

La troisième session a mis l’accent sur l’innovation en rappelant la fragilité des territoires urbains face au changement climatique qui doivent retrouver sobriété et frugalité en conjuguant simultanément l’action de l’ensemble des acteurs. Les clusters actifs sur le territoire de la Région sud et à l’échelle nationale ont démontré que le soutien à l’innovation est puissant et contribue fortement à l’animation de l’écosystème territorial en termes de transition écologique. Enfin, trois startups ont délivré leurs solutions innovantes en termes de production locale de lampes et de panneaux solaires, de surveillance à distance de l’activité des panneaux photovoltaïques, ou d’hydromaréthermie.
L’audience a grandement apprécié la qualité des interventions et l’implication des orateurs. Les interventions se sont complétées à la perfection et la capacité collective à décliner les savoirs au bénéfice d’une intention méditerranéenne partagée s’est avérée très appropriée. La place de l’humain, le rôle de la gouvernance et le travail en réseaux solidaires se sont imposés comme des points forts de convergence au sein de l’ensemble des interventions. Constat est fait que, face aux aléas climatiques et aux évolutions de nos écosystèmes, notre volonté de travailler ensemble pour rendre la Méditerranée plus accueillante, plus chaleureuse, plus égalitaire et plus durable anime l’ensemble des acteurs réunis ainsi que leurs partenaires.

 

Nous prolongerons cette démarche dans le cadre d’un troisième webinaire dédié aux déchets le 3 juin.