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Avitem

Infolettre
JUILLET 2020

Interview du mois

3 questions à Mohamed Salah ZEROUALA,

Professeur en architecture et Directeur de l'Ecole Polytechnique d'Architecture et d'Urbanisme (EPAU) d’Alger

 

1)     Le projet sur lequel travaillent en concertation l’AVITEM et le Ksar Tafilelt met en avant l’alliance entre tradition et modernité. Quelles sont les raisons pour lesquelles, vous, professeur en architecture, vous soutenez les savoir-faire traditionnels ?

 

Effectivement ce projet est assez original dans la mesure où il concilie tradition et (je préfère utiliser) besoins contemporains, car le mot modernité s’est octroyé une vocation progressiste contestée, presque divorcée des modèles historiques et donc dépourvue de lien avec la tradition et les savoir-faire ancestraux. Les auteurs de ce projet Tafilelt ont compris depuis un millier d’années que rester amarrés à sa culture tout en demeurant ouverts sur le futur ne pouvait que garantir un environnement en écho à leurs aspirations. Le résultat (toute la vallée du M’Zab) est là, édifiant et bien vivant. Une architecture à laquelle les autochtones peuvent s’y identifier. 

 

Les savoir-faire traditionnels non seulement contribuent à la cohésion sociale puisque transmis de génération à génération mais ont un impact assez conséquent sur le volet économique d’un projet. L’utilisation des matériaux de construction traditionnels souvent disponibles localement reviennent moins chers et sont (et cela a été prouvé) assez performants vis-à-vis du confort de l’homme. Les habitations construites à l’aide de savoirs ancestraux sont « passives » et permettent donc un gain important en matière d’utilisation d’énergie. La littérature est abondante et éloquente sur ce sujet. En somme, le savoir-faire ancestral s’il est empirique et local, est adapté aux conditions environnementales.

Zoom du mois

Quand le Covid-19 amène santé et hygiène publiques à questionner l’urbanisme

 

Véritable révélateur, la pandémie du Covid-19 a soulevé de multiples questionnements :  sur le sens à donner à la Communauté dite internationale au moment où les frontières se fermaient et ou la tentation du chacun pour soi piétinait les velléités de solidarité, sur les inégalités territoriales et sociales crument mises en lumière par les confinements, sur le crédit de la parole scientifique et du discours politique, sur les solidarités entre générations et entre les peuples, sur la place de la Nature et notre rapport à l’environnement. Fertile en interpellations, cette crise doit désormais laisser la place au temps fécond des réponses.

 

Souvent de manière intuitive faute de savoirs scientifiques suffisants, les villes, au fur et à mesure de leur croissance démographique et territoriale, ont entrepris depuis le 19e siècle des travaux d’urbanisme inspirés notamment par la crainte atavique des fléaux de l’insalubrité et des épidémies : loi de 1765 interdisant les cimetières en ville, apparitions des premiers grands parcs urbains et percées à Paris du Baron Haussmann sous le second Empire, ou encore l’arrivée de l’eau de la Durance à Marseille en 1849. A quelques encablures de notre frontière la conception du quartier de l’Example à Barcelone s’inscrit dans le changement d’état d’esprit observé au 19ème siècle. Si les illustrations abondent de la prise en compte de la santé publique dans de nombreuses opérations d’aménagement et/ou de développement urbain, celles-ci étaient induites alors par l’accroissement démographique des territoires urbains, par la mémoire collective et douloureuse des épidémies et crises sanitaires des siècles passés, et enfin par une intuition, progressivement confirmée par les progrès de la science, d’une relation avérée entre la qualité de l’environnement urbain et la santé des citadins.

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